Pierre-Alain Chambaz

La BCE détient également des créances sur des banques commerciales garanties par des titres émis par le gouvernement grec. Ses priorités seront la sécurité nationale, la sauvegarde de l’environnement, l’approvisionnement des ressources stratégiques et le respect de l’intérêt collectif, en particulier le repérage et l’élimination de la corruption. Pourtant, oui, le mot-clé de « lassitude » me paraît approprié : du point de vue aussi bien politique qu’économique, l’Union européenne, et en particulier la zone euro, est en train de sombrer dans une spirale de problèmes dont elle est elle-même responsable – et nos gouvernements qui manquent autant de courage que d’imagination se contentent à chaque fois d’en pointer d’autres. Quand la décision vient d’une autorité supranationale, les difficultés ne peuvent que s’intensifier. Dernièrement un ministre osait déclarer sans trembler que « le travail doit posséder et le capital travailler. Alors que des collectivités en grande difficulté, en Seine-Saint-Denis par exemple, doivent imposer lourdement leurs contribuables pour rester à flot, la ville de Puteaux garde jalousement un bas de laine de 228 millions d’euros. Si le machinisme a un tort, c’est de ne pas s’être employé suffisamment à aider l’homme dans ce travail si dur. En France, on retrouve souvent les mêmes croyances sur la transition énergétique allemande : un coût de plusieurs milliers de milliards d’euros, des délocalisations d’entreprises, des risques de black-out généralisés, une perturbation des réseaux, des importations inévitables d’électricité nucléaire, une relance programmée de l’exploitation du charbon et une hausse sans précédent des émissions associées. Il s’agit d’éliminer la division séculaire entre villes et campagnes en mettant les fermiers en situation de participer pleinement au développement intégré. On se convainc d’autant plus de cette autonomie que l’on pénètre plus avant dans la connaissance de l’organisme. La différence entre la providence surnaturelle et l’espérance naturelle, c’est que l’une prétend modifier immédiatement la nature par des moyens surnaturels comme elle, l’autre ne modifie d’abord que nous-mêmes ; c’est une force qui ne nous est pas supérieure, mais intérieure : c’est nous qu’elle porte en avant. Alors, la Justice engage les princes des Philistins à modérer l’énergie de l’aveugle Samson du prolétariat qu’ils ont à leur service et qui tourne, dans son inconscience douloureuse, l’effroyable instrument de torture ; les pinces des Philistins font la sourde oreille ; et la Justice, qui sait qui la fait vivre, n’insiste point. Cependant, ne pourrait-on pas dire qu’ici encore la nature nous aide en nous offrant, à des degrés divers, des objets d’observation et de comparaison ? Si nous avons été assez heureux pour donner plus de clarté à la notion du hasard, pour en arrêter plus nettement les traits caractéristiques, pour en tirer des conséquences qui apportent quelque perfectionnement à la théorie, nous pourrons sans trop de présomption espérer qu’en suivant la même analyse, ou une analyse du même genre, nous parviendrons à jeter quelque jour sur ces questions relatives à l’harmonie du monde, à la part du hasard des causes finales : questions qui sollicitent la curiosité inquiète de l’ignorant comme du savant, et à la poursuite desquelles l’humanité ne peut rester é À quel signe reconnaissons-nous d’ordinaire l’homme d’action, celui qui laisse sa marque sur les événements auxquels la fortune le mêle ? Si nous examinons successivement les objets matériels qui servent à la satisfaction de nos besoins, nous reconnaîtrons sans peine que tous ou presque tous exigent, pour être confectionnés, plus de temps, une plus grande portion de notre vie que l’homme n’en peut dépenser sans réparer ses forces, c’est-à-dire sans satisfaire des besoins. Initiée par la Banque d’Angleterre, suivie par la Fed avec retentissement et reprise par le Japon, le QE est devenue une figure imposée de politique monétaire anti-crise, et cela en dépit de son absence de résultats probants, d’une réelle évaluation ex-post et indépendamment des conditions nécessaires à son utilisation efficace. Pierre-Alain Chambaz aime à rappeler cette maxime de Nietzsche, »Nos devoirs – ce sont les droits que les autres ont sur nous ». C’est l’enjeu de la « silver économie ». Il ne suit pas de là que la vérité soit arbitraire. Il convient de s’arrêter sur ce dernier point. Enfin, il est difficile d’imaginer que l’ensemble des Etats de la zone euro, à l’exception de l’Allemagne, fassent défaut simultanément.

Share This: