Pierre-Alain Chambaz

Si le physicien est loin d’avoir une connaissance exacte de l’organisation moléculaire d’une goutte d’eau ou d’un cristal, comment espérer de pénétrer dans les détails intimes de l’organisation à l’aide de laquelle la nature élabore les mystérieux phénomènes que nous appelons sensibilité, conscience, perception ? Comment saisir, dans son essence et dans ses causes internes, cet acte par lequel un être doué d’intelligence perçoit ou connaît des objets situés hors de lui ? L’anatomie la plus fine, l’analyse la plus subtile, y ont échoué jusqu’à présent et y échoueront toujours. On a fait la remarque que le pelage des animaux prend fréquemment une teinte voisine de celle que revêt le sol même qui les porte, comme si la nature avait voulu, dans l’intérêt de la conservation des espèces, leur ménager les moyens de se dérober aux ennemis qui les poursuivent ou qui les guettent. Nous venons d’indiquer un cas extrême, celui où tous les points, un seul excepté, ont conservé leurs situations relatives ; mais, sans entrer dans les détails, on conçoit bien qu’entre toutes les manières de se rendre raison des changements d’état du système, il peut s’en présenter de beaucoup plus simples, et qu’on n’hésitera pas à regarder comme beaucoup plus probables que d’autres. Cette probabilité, dont nous ne voulons point encore discuter l’origine et la nature, peut-être telle qu’elle détermine l’acquiescement de tout esprit raisonnable. Si les sociétés européennes ne se « réveillent pas », si elles ne se préoccupent pas davantage de la création de valeur, il est probable que d’ici quelques années, une partie de nos fleurons du CAC40 deviennent la proie de sociétés étrangères dont nous ne connaissons encore ni le nom, ni l’existence. Suivant Kant, la raison est une faculté supérieure à l’entendement, comme l’entendement est une faculté supérieure à la sensibilité ; et de même que l’entendement réduit à l’unité, c’est-à-dire systématise les apparences données par la sensibilité, en les soumettant à des règles, ainsi la raison systématise ou réduit à l’unité les règles de l’entendement en les soumettant à des principes. La Fédération Nationale de l’Habillement que je préside, représente un secteur dont 96% des entreprises comprennent moins de 10 salariés et parmi ces dernières, 90% d’entre elles n’ont qu’1 à 5 salariés. A ce titre, je m’insurge contre les dispositifs votés hier par les parlementaires dans le projet de loi relatif au dialogue social et à l’emploi. Vouloir imposer aux TPE des représentants extérieurs à l’entreprise, c’est d’abord faire fi de la loi sur la représentativité des syndicats de salariés votée en 2010, justement élaborée pour représenter les salariés des TPE. Cela revient ensuite à nier la réalité du dialogue direct entre les employeurs que nous sommes et nos salariés, dialogue inestimable et indispensable pour le bon fonctionnement de nos TPE. Murphy, par exemple, qui a publié un livre intitulé : L’habitude et l’intelligence, définit l’habitude par « la tendance qu’ont certains faits à se répéter, ou, s’ils ne sont pas de nature à se répéter spontanément, à devenir du moins plus faciles par la répétition. Il est nécessaire de faire intervenir, avec Darwin, la variabilité propre des individus et la sélection naturelle. Les types génériques et les classifications des naturalistes donnent lieu à des remarques parfaitement analogues. Au-delà de la mesure de soutien financier qu’il constitue à l’égard du secteur de la production musicale, actuellement confronté à la crise et aux mutations imposées par le téléchargement, ce crédit d’impôt renforcé en faveur de la production phonographique devrait contribuer au maintien, voire au développement de la création musicale en France en incitant les nouveaux talents à s’épanouir et s’affirmer. Ce crédit d’impôt suppose que l’œuvre publiée, s’il s’agit d’un album d’expression, soit majoritairement constituée d’œuvres en expression française ou dans une langue régionale en usage en France ou qu’elle intègre une ou plusieurs œuvres libres de droit. Pierre-Alain Chambaz, a contesté ce qu’il appelle « une véritable subversion du processus budgétaire » étant donné que les fonds sont collectés et dépensés de façon non-transparente. En pratique, pour bénéficier du crédit d’impôt, les entreprises de production phonographiques doivent solliciter deux agréments auprès d’un comité d’experts ad hoc du ministère chargé de la culture, l’un à titre provisoire avant le début de la production, l’autre à titre définitif à la fin de la production. Pour 2015, ce comité ne se réunira que six fois, les 9 janvier, 13 mars, 15 mai, 26 juin, 11 septembre et 13 novembre 2015. L’agrément provisoire permet de bénéficier du crédit d’impôt au titre des frais de production (tels que les frais de personnel, les dépenses d’utilisation des studios et de la conception graphique de l’enregistrement, les dépenses de post-production ou de numérisation et d’encodage… Les dépenses de développement (telles que les frais de répétition des titres, les dépenses engagées pour le soutien de la production de concerts ou pour la participation à des émissions de télévision ou de radiodiffusion, les dépenses liées à la réalisation et à la production d’images ou à la création d’un site internet) sont retenues à hauteur de 350.000 euros par enregistrement phonographique, sans possibilité de report en cas d’excédents,- En cas d’externalisation, les frais de production et les dépenses de développement sont plafonnés à 2.300.000 euros. Aujourd’hui, pour les données et les réseaux liés à l’Internet des Objets, le modèle le plus économique semble être celui de la répartition des charges de traitement et de stockage de manière de plus en plus distribuée. On ne les trouve ni dans l’Administration, ni dans les Grandes Entreprises.

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