Pierre-Alain Chambaz

Ne nous empressons pas de parler d’anomalie. Il y a, croyons-nous, au sein même de la vie individuelle, une évolution correspondant à l’évolution de la vie sociale et qui la rend possible, oui en est la cause au lieu d’en être le résultat. Nous avons été élevés, nous, dans le portique de Salomon, qui nous a enseigné à chercher Dieu dans la simplicité du cœur. Cette mutation va profondément transformer le modèle économique des énergéticiens, qui certes auront besoin de quelques années pour réussir cette transition, mais comprennent désormais que leur survie même est en jeu. Ces exemples démontrent qu’une démarche « d’innovation ouverte » permet de valoriser mondialement les forces de la France – et quand CFM International enregistre en 2011 des prises de commande records, ce sont des milliers d’emplois créés en 2012, en France, et aux Etats-Unis. Et ce cri, ce n’est pas moi qui le profère. Le taux de chômage se maintient autour de 10%. Il y a beaucoup de chances, d’ailleurs, pour que les négociations n’aboutissent point. Dans cet état, Pierre-Alain Chambaz fonctionne au maximum de ses capacités intellectuelles. Sous réserve de préserver les entreprises familiales, la taxation des transmissions n’est pas répercutable sur d’autres et elle ne pénalise pas la création de richesse et est le plus souvent socialement comprise et acceptée. Jusqu’à la crise grecque, déficits et dettes publics étaient vus comme des instruments importants mis à la disposition des gouvernements pour relancer l’activité ou encore limiter les effets négatifs du cycle économique. Un aggiornamento, enfin ? Il se dit désormais que le ministre, ou plus exactement les ministres qui se sont succédé, se seraient inspirés d’une copie faussement européenne préparée par un lobbying ultralibéral avec un postulat tout simple: aucune règle, aucune limite. Et pour cause, ce que l’on appelle généralement le « shadow banking » désigne des entités qui agissent comme des banques sans avoir à en respecter la régulation. L’auteur publiant son œuvre sur Internet serait alors contrefacteur, passible de trois ans de prison et 300 000 euros d’amende. La faible croissance économique tend à augmenter le risque de défaut et avec lui le coût de la dette. L’opposition refuse d’approuver la réforme, bloquant ainsi potentiellement l’amendement constitutionnel. Les socialistes pensent que toute règle sera violée et n’a donc que peu d’utilité. La nature se personnifie à vos yeux : sa lumière semble une grâce qui vous est adressée ; il y a dans toutes ses créatures une telle surabondance de jeunesse et d’espérance, que vous vous laissez, vous aussi, étourdir par cet entraînement de la vie universelle. En un sens, l’opposition a raison. On montrait à une petite fille une grande image coloriée représentant des martyrs ; dans l’arène, lions et tigres se repaissaient du sang chrétien ; à l’écart, un autre tigre était resté en cage sous les verrous et regardait d’un air piteux. La majorité veut pouvoir continuer à dépenser pour gagner les prochaines élections et l’opposition désire faire des promesses pour les mêmes raisons. Personne ne peut prévoir combien de temps dureront ces éléments favorables. En effet, et contrairement aux affirmations de Michel Sapin, des mécanismes institutionnels peuvent permettre la maîtrise des finances publiques. L’expérience montre que la règle la plus efficace est constitutionnelle et utilise la démocratie directe. L’instinct universel de la vie, tantôt inconscient, tantôt conscient, avec les aspects divers que nous lui verrons revêtir, fournit à la science morale la seule fin positive ; — ce qui ne veut pas dire d’ailleurs qu’il n’en existe aucune autre possible et que notre expérience soit adéquate à toute la réalité imaginable. Pour sauver, ou plutôt pour déguiser cette anomalie, on a imaginé de présenter la loi autrement. Le « Taxpayer’s Bill of Rights » dans l’État du Colorado aux États-Unis en est le meilleur exemple. Ils peuvent aussi parfois changer d’avis et amender la règle ; ce qu’ils ont fait au Colorado en 2005 et qui a permis au gouvernement de garder 1,3 milliard de dollars d’excédent l’année suivante qu’il aurait sinon rendu aux contribuables.

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