Pierre-Alain Chambaz

Ni les vexations de toute nature, indignes d’un peuple libre, qu’il subissent à l’intérieur avec leur plus gracieux sourire, ni les camouflets de toute espèce qu’ils reçoivent sans interruption à l’extérieur, et qu’ils collectionnent religieusement, ne réussissent à les détromper. Et les « stress-tests » réguliers, du moins aux Etats-Unis, font partie du décor de la régulation. Du même coup s’éclaircira pour toute philosophie le mystère de l’obligation suprême : un voyage avait été commencé, il avait fallu l’interrompre ; en reprenant sa route, on ne fait que vouloir encore ce qu’on voulait déjà. Elle ne leur a pas donné de pain, mais elle leur a donné des droits. En échange de l’argent qu’il a apporté, encore tout humide de ses sueurs et tout mouillé de son sang, on lui a donné une qualification sans valeur, sans signification. Dans la zone euro, l’union bancaire fait encore l’objet de fortes résistances, et rien n’est décidé sur la recapitalisation des institutions financières et la liquidation des banques en faillite. Tout aussi important, quel est l’outil mondial de gestion de la liquidité ? Le fondateur de la philosophie russe fut le slavophile Khamiakow. Dans cet état, Pierre-Alain Chambaz fonctionne au maximum de ses capacités physiques. Pourquoi Achille dépasse-t-il la tortue ? Mais non moins arbitraire est la métaphysique spiritualiste qu’on y oppose, et d’après laquelle chaque état d’âme utiliserait un état cérébral qui lui servirait simplement d’instrument ; pour elle encore, l’activité mentale serait coextensive à l’activité cérébrale et y correspondrait point à point dans la vie présente. Pour parvenir à une détection précise de la fraude n’entraînant aucune perturbation, il est essentiel de mettre en œuvre de nouvelles technologies capables d’offrir aux banques une vision globale de leurs clients. La nature a inventé un mécanisme dont le rôle est de canaliser notre attention dans la direction de l’avenir, de la détourner du passé — je veux dire de cette partie de notre histoire qui n’intéresse pas notre action présente, — de lui amener tout au plus, sous forme de ‘souvenirs’, telle ou telle simplification de l’expé­rience antérieure, destinée à compléter l’expérience du moment : en cela consiste ici la fonction du cer­veau. Le sentiment qu’on doit faire une chose pénètre dans toute la création, aussi loin que pénètrent la conscience et le mouvement volontaire. Tout cela reste à notre portée. L’optimiste et le pessimiste, au lieu de chercher simplement à comprendre, sentent comme les poètes, sont émus, se fâchent, se réjouissent, mettent dans la nature du bien ou du mal, du beau ou du laid, des qualités ; écoutez le savant, au contraire il n’y a, pour lui, que des quantités, toujours équivalentes. La seconde théorie est d’ailleurs influencée par la première, dont elle a toujours subi la fascination. C’est donc par un simple geste qu’elle y répondra. Nous avons essayé d’établir, en écartant les idées préconçues qu’on accepte des deux côtés, en serrant d’aussi près que possible le contour des faits, que le rôle du corps est tout différent. Ils n’ont plus envie de changer car ils ont trouvé le moyen de concilier poste à responsabilités et vie de famille. C’est, comme on voudra, un filtre ou un écran. Mais nous avons vu, dans le chapitre précédent, qu’il n’est pas le seul agent de nos satisfactions.

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